Titre pipeau

La souveraineté

Dans un contexte où la souveraineté individuelle est en péril, comment reprendre de l’autonomie sur notre vie ? 

Dans un contexte où la souveraineté individuelle est en péril, comment reprendre de l’autonomie sur notre vie ? 

Nous sommes coincés dans notre propre matrice intérieure, hypnotisés par notre propre esprit sur qui nous croyons être. Nous nous identifions à notre image sociale, à notre rôle familial, à notre culture, à un parti politique, à une religion… Prisonniers de tout un tas d’étiquettes que nous n’avons pas vraiment décidé, mais c’est une autre histoire !

Comment se fait-il que nous soyons aussi dépendants d’un système ?

En y regardant bien, nous sommes dépendants sur bien des plans :

– L’eau et la nourriture : l’immense majorité des gens dépend du réseau de distribution, des supermarchés.

– Le travail et l’argent : la plupart des gens sont dépendants d’un patron, d’une grande entreprise et d’une banque pour leur argent.

– Penser et réfléchir : la télévision, les médias, les réseaux sociaux et l’état pré-pensent l’opinion publique.

– Choisir : la publicité, le marketing, les moteurs de recherche, orientent et limitent notre capacité de choix. (certains croient que la publicité ne fonctionnent pas sur eux… ils sont naïfs)

Tout nous est servi sur un plateau, c’est un luxe immense car ça économise énormément d’énergie ! Mais il y a un prix à payer non négligeable : notre souveraineté.

Seulement, il y a un constat à faire : Nous sommes totalement dépendant d’un système. Ce n’est ni bien, ni mal, c’est un constat.

 Repveraineté : par où commencer ?

La souveraineté, c’est reprendre le pouvoir sur sa vie à titre individuel et collectif.

Il ne s’agit pas de chercher une autonomie totale et se suffire à soi-même.

Evidemment, il serait illusoire de vouloir une autonomie totale, tout produire soi-même, être coupé du monde. 

Ce n’est pas jouable pour une immense majorité des humains et même pas souhaitable tant ça prendrait du temps, de l’énergie et de l’argent (imaginez produire votre nourriture, vos vêtements, votre bois…)

Nous sommes des animaux sociaux, faits pour fonctionner ensemble en tribu, pour nous entraider et être en relation.

L’important est de se focaliser sur l’autonomie qu’on souhaite récupérer pour ne pas dépendre d’un système centralisé et tisser un réseau d’entraide pour combler ce que nous ne pouvons pas/voulons pas faire nous-mêmes. C’est d’ailleurs la philosophie de Solaris, un collectif d’entraide local et gratuit.

Reprendre cette souveraineté commence par mesurer l’ampleur de la dépendance et regarder le prix à payer de vivre ainsi.

Pour certains le burnout, pour d’autres l’endettement et le stress permanent, pour d’autres encore les addictions ou la dépression, et autres pathologies physiques et mentales…

Toutes ces afflictions modernes relèvent d’une inadéquation entre ce que l’individu vit à l’intérieur et ses conditions de vie.

Il s’agit de regarder à quel point l’individu se place en posture d’enfant vis-à-dis de l’état, qui joue le rôle de mauvais parent coercitif.

Au fond de nous il y a toujours un enfant blessé et apeuré qui a peur d’être grondé. Et c’est bien la raison pour laquelle, par peur de la sanction, l’être humain se conforme bien sagement à ce que l’état attend de lui.

Les mesures répressives sont un très bon exemple de ce qu’on appelle en psychologie sociale l’impuissance apprise, avec énormément de personnes qui agissent sous la contrainte, sous le joug de la peur, en se sacrifiant au nom d’un prétendu bien commun.

Est-ce là une saine manière de vivre épanoui ?

On peut en douter.

Reprendre sa souveraineté commence par réaliser à quel point on est dépendant de ce système centralisé.

Cette prise de conscience dans les tripes (pas seulement mentale) fait émerger un besoin viscéral de prendre soin de ses besoins par soi-même.

Chacun aura ses envies et stratégies préférentielles pour prendre soin de ses besoins :

– Faire un potager et œuvrer dans l’autonomie alimentaire

– Créer un poulailler et élever des bêtes

– Sortir du salariat et créer sa propre activité

– Acheter un bien immobilier pour avoir un chez soi

– Renforcer son corps et pratiquer la self-défense pour se sentir en sécurité

– S’organiser en éco-village

– S’investir dans un collectif type Solaris

Tout commence par un éclair de lucidité où chacun fait un bilan sur sa vie, en regardant ce qui lui convient et ce qui ne lui convient pas, en sortant de l’ornière entretenue par le divertissement, les médias, la nourriture (ces stratégies qui permettent de ne jamais se poser de questions, du pain et des jeux comme à l’époque de Rome).

Cela demande assez de courage pour aller voir au fond de notre être qui on est vraiment, ce qu’on ressent, ce qu’on veut vraiment…

Et parfois, cela commence par simplement clarifier ce qu’on ne veut plus ! (car c’est souvent beaucoup plus évident)

Les 2 besoins de l’esprit